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 Le journal Libération

La Betty monde

«Betty la fea», telenovela colombienne diffusée dans 70 pays et adaptée une dizaine de fois, débarque sur TF1 en «Destin de Lisa». Un phénomène.
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS
QUOTIDIEN : samedi 13 janvier 2007
 
Merci de ne pas déranger. Désormais, entre 16 h 30 et 17 h 30, nous sommes pendus à l'appareil dentaire de Lisa. Depuis lundi et jusqu'en août minimum, on endure le Destin de Lisa, qui vient enfin de débarquer en France (sur TF1). Le quoi ? Otez donc cet air bovino-ferroviaire de votre face: Lisa, c'est en fait Betty la fea, c'est-à-dire «Betty la moche». Cette telenovela colombienne à l'incroyable succès est diffusée dans 70 pays et a été adaptée plus d'une dizaine de fois à travers le monde. TF1, pour l'instant, diffuse la version allemande. Mais qu'elle s'appelle Lisa, Betty ou Jasmeet, c'est toujours cette même cruche outrancièrement enlaidie. Pas très glam, l'ascension sociale du vilain petit canard... Et pourtant, Betty est un véritable phénomène. Lundi se tiendront à Hollywood les Golden Globes Awards où Ugly Betty, la déclinaison américaine, concourt dans la même catégorie que Desperate Housewives. Mais qui, comment et pourquoi ? Envoyez le bouzin, heu, le boudin.
Mais alors c'est quoi Betty ? 
Coiffée comme un dessous de bras de Rahan, des culs de bouteille (façon modèle remboursé par la Sécu) sur le nez, des fringues datant au mieux de la construction du mur de Berlin, écharpe en gros tricot piochée dans un Mode & Travaux de 1973 et affublée d'un appareil dentaire à grosses bagues (à 24 ans !), voici notre Lisa, la Betty allemande. Qui, dès le premier épisode, part vaillamment à l'assaut de Kerima Moda, maison de haute kouture où elle guigne un poste d'assistante de direction. Car si Lisa n'est pas sans ressembler à une serpillière, elle a la bosse des maths (son surnom: la «reine des équations» ) et en poche un diplôme «option commerce de détail» (excusez du peu).
Mais las ! Dès l'accueil, elle est toisée par la réceptionniste, qui lui indique les cuisines. C'est que chez Kerima Moda, les moches travaillent à la cafète. Les autres ont tous la beauté distinguée d'un Anthony Delon ­ le patron David Seidel ­ ou d'une Paris Hilton. Alors, forcément, quand ils voient Lisa, ces gravures de mode ont un petit sursaut d'horreur. David, le patron : «Je vais mettre des oeillères pour éviter de la voir.» Il en faut plus pour démonter Lisa et son agaçant bon sens d'«Ossie» (elle habite Göberitz, ville imaginaire près de Berlin, donc en ex-RDA). Notre working class mocheté va franchir les échelons sur l'air édifiant de la «vraie beauté est intérieure». Et devinez quoi ? Elle n'est pas si moche que ça, Lisa. Et va bien finir par se faire passer la bague au doigt par David. En Allemagne, deux fins ont été tournées: l'une où Lisa épousait David , l'autre où elle convolait avec un certain Rokko. Une troisième alternative a même été conçue pour le Web où, tous deux plaqués par Lisa, David et Rokko finissent ensemble. Avant d'en arriver là, il va lui falloir traverser 364 épisodes de méchancetés et d'injustices, et se coltiner l'übersalope de service, Sabrina la bimbo qui veut lui piquer sa place.
Gros ? Trop gros ? Oui, bien sûr. Personnages (riches et méchants modeux contre gentils ploucs de l'ex-RDA), intrigue (entre Cendrillon et le Vilain petit canard), dialogues ( «Tu as bonne mine, Maman ­ Lifting»), tout est énorme. Jusqu'au second degré : que fait Lisa quand son patron, pour qui elle en pince, lui fait des misères ? Elle circoncit rageusement un concombre. Et à sa prolote de mère qui se lamente ­ qu' «ont-ils à Berlin que nous n'avons pas ici ?» ­ , notre soi-disant gourdasse balance : «De la drogue.» 
Le phénomène Betty 
Début 2005, Laurent Storch, directeur des acquisitions de TF1, s'aperçoit que l'audience de la chaîne allemande Sat.1 grimpe en flèche grâce une mystérieuse série, Verliebt in Berlin. Il se renseigne : il s'agit de l'adaptation de Yo soy Betty la fea, une telenovela venue de Colombie. Acheter une série allemande issue d'un feuilleton sud-américain ? L'idée semble un peu baroque, et pourtant Storch finit par mettre la main au portefeuille pour un prix tenu secret, «mais plutôt cher pour un programme allemand. On est quasi au niveau des prix américains». 
C'est la propre femme de Haïm Saban, patron de Sat.1, qui a alerté son mari : «Chéri, je suis en Israël et il se passe un truc bizarre, tout le monde regarde Esti Ha'mechoeret ». Cette «Esti le laideron», c'est encore du Yo soy Betty la fea . En Colombie, où la série est née en 1999, la folie Betty atteint des sommets : la vie s'arrête à chaque épisode, la chaîne RCN récolte plus de 50 % de parts de marché, et même carrément 100 % pour l'épisode final ! Betty peut d'ailleurs se vanter d'avoir sauvé la chaîne colombienne, ainsi que Sat 1.
La Bettymania gagne d'abord les pays voisins de la Colombie puis les Etats-Unis via une chaîne hispanophone. Pourquoi ça marche? «C'est un mélange entre le conte de fée éternel, mais non conventionnel, et une comédie de situation à forte résonance sociale», analyse Bertrand Villegas, patron de l'agence The Wit, qui scrute les petits écrans du monde. Pour Laurent Storch, le «véritable phénomène, c'est le succès des adaptations».  Betty la fea se décline dans dix pays : Turquie, Inde, Russie... C'est la première fois qu'une fiction ­ et a fortiori une telenovela ­ se mondialise à ce point, à la manière de jeux comme Qui veut gagner des millions ? reproduits à l'identique partout dans le monde : «Betty, c'est le signe d'une volonté de "formater" la fiction comme ça a fonctionné dans le programme de flux, explique Villegas. C'est la recherche d'une formule magique de fiction, exportable et adaptable.» 
TF1 y croit tellement, à cette mocheté de Betty, que non contente de diffuser l'adaptation allemande, elle a acheté les droits de l'américaine Ugly Betty. Mieux, si ça marche, TF1 a prévu d'adapter à son tour Betty la moche. Et les premiers résultats sont bons. A un horaire pas très exposé, le Destin de Lisa a déjà réuni 2,1 millions de téléspectateurs jeudi, pour 31,7 % de parts d'audience, et, surtout, la ménagère de moins de 50 ans est déjà accro.
Les Betty au banc d'essai 
Qu'elle cause hellène, hindi ou hébreu, d'un continent à l'autre, Betty c'est strictement le même concept: l'ascension sociale de la pauvre petite fille moche sur fond de lutte des classes rose bonbon. Et toujours le même succès : «Avec les femmes, explique Storch, visiblement expert du beau sexe, vous appuyez sur le bouton Cendrillon et ça marche toujours.» 
Mais toutes les Betty ne se valent pas. En bas de notre palmarès, la version néerlandaise, avec une Lotte frisée à peine laide. Un peu décevante aussi, la Betty colombienne originelle a un faux air de Francis Lalanne. L'Espagnole Letty s'en sort mieux, avec son air de petit rat, vêtue de chemisiers à manches ballon. Un cran au-dessus, en Grèce, Maria Papasotiriou est affublée d'élégants sourcils à la Emmanuel Chain. Mieux encore, Jassi Jaissi Koi Nahin, la version indienne, est un petit bijou bollywoodien, brusque gros plan sur les yeux de l'héroïne et bruits de laser pour accompagner les mouvements de caméra.
Dans notre peloton de tête, la version américaine Ugly Betty ­ produite par l'actrice Salma Hayek ­, qui s'habille d'un délicieux poncho. Mais la meilleure des Betty au monde, c'est la Mexicaine. Le ton y est ouvertement humoristique quand les autres déclinaisons ont du mal à sortir de la dramatique neuneu. Et puis, Miss Nichons, la bimbo, y bat toutes ses comparses en taille de bonnet de soutien-gorge. Surtout, il y a Letty, lunettes affreuses et chicots enferraillés de rigueur. En plus, le laideron mexicana est affublé d'un pied bot et d'un duvet zapatiste du meilleur effet. Résultat : dès que Letty apparaît, tous ses collègues font des bonds de quinze mètres. Forcément, ça fait envie.
 
Fans de séries TV, de chiffons, et de Cendrillon ? TF1 a un nouveau bon plan pour nous. Ca s’appelle le Destin de Lisa, ça commence aujourd’hui et ça peut éventuellement vous rappeler quelque chose…

On n’a pas toujours la tête de l’emploi… Et pour Lisa, c’est rien de le dire. Une paire de grosses lunettes inesthétiques au possible, un appareil dentaire, une coiffure et une allure générale entre la gamine de 8 ans et la ménagère de plus de 50 ans…
Pourtant, la voilà qui vient d’être embauchée chez Kerima Moda, une prestigieuse agence de mode, en tant qu’assistante de David Seidel, le directeur général.

Certes ce poste lui vaut l’admiration de toute sa famille, mais au bureau, c’est une autre histoire… Victime des moqueries permanentes de ses collègues, et surtout de Sabrina, qui briguait son poste, Lisa va devoir travailler d’arrache-pied pour faire admettre la qualité de son travail, se faire respecter… et attirer l’attention de David, dont elle est tombée secrètement amoureuse…


Lisa – Betty

Si le destin de Lisa vous rappelle étrangement celui d’Andrea Barnes dans
Le Diable s’habille en Prada, il ne s’en inspire pourtant pas.
En vérité, Lisa est la version allemande d’un personnage né en 1999, celui de Betty, héroïne de la télénovela colombienne Yo soy Betty, la fea (Je suis Betty, la moche). 1999, soit 4 ans avant la parution du célèbre roman de Lauren Weisberg. (de là à dire qu’elle s’en est inspirée un chouya…)

L’an dernier, Betty est devenue américaine, avec l’adaptation de la série pour les Etats-Unis. Produite par Salma Hayek, Ugly Betty fait littéralement un carton outre-atlantique.
TF1 devrait également diffuser la version US courant 2007.

En attendant, l’adaptation allemande de Yo soy Betty, la fea, Le Destin de Lisa, débarque en guise d’avant-goût de ce qui s’annonce comme le phénomène télévisuel de ce début d’année.
Ambition, humour, romantisme ; Lisa va toutes nous faire craquer.


Les premiers épisodes sont diffusés cet après-midi à partir de 16h35. Deux épisodes de 25 min chaque jour (rediffusés le lendemain à 11h10), nul doute que vous allez rapidement devenir accro (enfin, si vous avez l’occasion d’être devant la TV à cette heure-là…) Oui, pas malin, TF1 ; on fait comment si on n’est pas chez soi à 16h35, ni à 11h10, hein ???!!!

A noter que Le Destin de Lisa, diffusé en Allemagne depuis le 28 février 2005, a obtenu le German Television Award de la meilleure série journalière en 2005.

« C’est l’enfer de la mode, c’est vraiment super sympa… »

 

Interview d'Alex Neldel

Le Destin de Lisa" a été un grand succès en Allemagne et c'est devenu un beau succès en France. Quelle impression cela fait ?

Je viens de l'apprendre et je suis très contente !


Qu'est-ce que ça vous fait de savoir que maintenant que vous êtes célèbre en Allemagne on commence à vous connaître aussi en France ? Est-ce que vous le réalisez ?

    

 Non, je le réalise pas encore. Quand j'étais petite j'ai toujours aimé regarder des séries françaises, et maintenant on diffuse ma série en France. C'est incroyable !


• Comment avez-vous obtenu le rôle de Lisa ?

    

On me l'a proposé. Je n'ai même pas dû passer une audition. J'ai pris rendez-vous avec le producteur et la chaîne télé et on en a parlé. Puis j'ai eu le temps d'y réfléchir et, franchement, j'en ai eu besoin. Mais au bout du compte j'ai accepté, car l'histoire est vraiment bonne.


Vous n'aviez pas peur de vous enlaidir pour le rôle ?

    

 Non, pas du tout. Bien sûr, parfois, pendant les essais de maquillage, je me suis dit : "Mon Dieu, c'est un peu trop !". Mais en même temps cela faisait aussi partie de l'amusement, car je suis devenue quelqu'un de complètement différent, et c'est une chose fantastique pour un acteur.

 

• Comment faire pour garder la fraîcheur de l'interprétation en jouant dans plus de 100 épisodes ?

    

Avec de la bonne humeur et une bonne équipe (rires) !


• Les éléments et les événements poussent le téléspectateur à avoir beaucoup de tendresse pour Lisa.
Comment fait-on pour éviter que le même téléspectateur éprouve de la pitié pour le personnage suite à l'accumulation de mauvais coups ?

    

Tout simplement parce que la série est proche de nous. Bien sûr, Lisa doit subir des choses que je ne souhaite à personne. Et même si nous avons pas mal exagéré, d'une certaine manière chacun peut se retrouver dans ce personnage.


• "Le Destin de Lisa" est un feuilleton à l'eau de rose, genre respectable en soi. Etiez-vous fan de ce genre avant, lorsque vous étiez plus jeune ?

    

En ce qui concerne les séries, je ne m'en rappelle pas vraiment. Mais, bien évidemment, j'ai regardé des histoires à la Cendrillon, comme College attitude, avec Drew Barrymore. C'est un film très mignon, un conte de fées, ça fait toujours plaisir.


• Aviez-vous vu la version originale, "Yo soy Betty, la fea", avant de jouer dans "Le Destin de Lisa" ? Et si oui, qu'en pensez vous ?

    

Non, je la connaissais pas avant, mais entre-temps je l'ai bien sûr regardée. Je la trouve très bien, même si elle est complètement différente de la nôtre. L'idée de base est vraiment bonne, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle est adaptée partout.

.

Et "Ugly Betty", qui a beaucoup de succès aux Etats-Unis ?

    

Oui, je l'ai regardée quand on m'a dit qu'elle était elle aussi basée sur Yo soy Betty, la fea et Le Destin de Lisa. Ils ont pris ma série et en ont fait Ugly Betty, ça me rend un peu fière, bien sûr.

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• Vous avez quitté "Le Destin de Lisa" à la fin de la première saison mais vous allez revenir pour quelques épisodes. Que pouvez-vous nous en dire ?

    

Je ne peux encore rien dire sur les histoires mais je sais qu'au mois de mars je serai sur le plateau pour 17 jours de tournage, ce qui représente à peu près quatre semaine de diffusion. Je suis très contente de pouvoir retrouver tous mes collègues

.

• Quels souvenirs gardez-vous de "Berlin, Berlin", une autre série à succès dans laquelle vous avez joué précédemment ?

   

  Là encore l'équipe était formidable. Dans Le Destin de Lisa, il y avait 14 ou 15 acteurs dans le casting principal. Dans Berlin, Berlin nous n'étions que cinq, les cinq personnages habitant ensemble dans l'appartement. Parfois, à la fin d'une journée de tournage, nous restions là et passions la soirée ensemble dans l'appartement.

..

• Pouvez-vous nous parler de "Zodiak", la version allemande du feuilleton "Zodiaque", dans laquelle vous jouez ?

 

Zodiak est une mini-série de quatre épisodes qui va être diffusée sur SAT.1 (ndlr : chaîne privée allemande qui a aussi diffusé Le Destin de Lisa) à la fin de l'été. C'est un polar plein de suspense où chaque épisode se termine de façon à ce que les téléspectateurs soient impatients de découvrir le prochain.

Et votre rôle ?

 

Je suis la fille d'un riche banquier autrichien. Après une fête de famille, nous recevons des menaces d'un tueur qui commet des meurtres selon les signes du zodiaque. Avec l'aide de la police, j'essaye de l'attraper en suivant ses indices.

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• Quelles sont vos séries préférées ?

    

 En ce moment, je regarde beaucoup les séries américaines, comme Grey's Anatomy, Lost, Dr House et Gilmore Girls.   

 

 

 

 

Interview de Matthias Dietrich

 

 

 

 

AlloCiné Séries : Quel effet ça fait de savoir que "Le Destin de Lisa" est un véritable carton en dehors de l'Allemagne, et en particulier en France ?

 Au début je ne pouvais pas y croire. C'est très impressionnant.

Lorsque vous avez commencé à travailler sur "Le Destin de Lisa", vous attendiez-vous à un tel destin pour la série ?

Non, pas du tout. Avant qu'une série soit diffusée à la télévision, elle est toujours testée. Lors de ces projections, elle n'a pas reçu de très bonnes notes. Elle en a même reçu des très mauvaises ! Personne ne pouvait imaginer alors qu'elle deviendrait un tel succès.

Après ces projections-test, des choses ont-elles été modifiées ?

Oui. A l'origine, Lisa n'avait pas d'appareil dentaire ! Dans les premiers épisodes, il y avait deux variantes : une avec un appareil et des cheveux affreux, l'autre où Lisa n'était pas aussi moche ! Au final, la chaîne a décidé d'opter pour la première variante moche (rires) !

Pourquoi les gens se sont-ils pris d'affection pour "Le Destin de Lisa" ?

Premièrement c'est dû au caractère de Lisa. Beaucoup de femmes se sont identifiées à elle par ce biais-là. Deuxièmement, la série est comme un conte de fées moderne. Selon moi ce sont les deux principales raisons de son succès. Les téléspectateurs veulent également savoir quand elle va devenir belle, quand elle va rencontrer son Prince Charmant...

Est-ce que le succès de la série a changé votre vie et votre carrière ?

Oui énormément. J'ai arrêté la série en août 2006 et depuis je n'ai pas arrêté de travailler, pour le cinéma ou la télévision. Je vais bientôt faire un film, nous allons d'ailleurs tourner en France. C'est la série qui a permis tout cela.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le film que vous allez tourner en France ?


C'est un road movie, suivant deux personnages aux caractères très différents faisant la route ensemble. Leur aventure démarre dans le sud de l'Allemagne et finit à Valence. Nous allons passer par Lyon, Montpellier, Nice... Le réalisateur s'appelle
Alexander Schulz et le film s'intitule Mitfahrgelegenheit.

Est-ce que vous avez un peu suivi la suite du "Destin de Lisa" après votre départ ?

Oui, j'ai regardé quelquefois. J'ai travaillé un an et demi avec cette équipe, je me suis fait beaucoup d'amis. C'est donc toujours sympa et intéressant de voir ce qu'ils font. Mais il est vrai que je n'en suis pas très fan. Selon moi, l'histoire est trop confuse et le téléspectateur est peut-être un peu perdu. Avant c'était beaucoup plus facile et clair. Il y a eu trop de changements dans le casting et les personnages.

Alexandra Neldel est revenue dans la série pour quelques épisodes. Aimeriez-vous également le faire ?


Je ne dis jamais "Jamais" mais en ce moment j'ai beaucoup de projets en cours. Il n'en est pas question, en tout cas pour l'instant.

Vous avez tourné pendant un an et demi à un rythme très soutenu...


Je me suis amusé à calculer le nombre de jours de tournage en un an et demi et c'était au-dessus des 200 ! C'est une expérience extraordinaire pour apprendre mais c'est très fatigant. Je l'ai surtout remarqué quand j'avais fini de travailler dessus. Tant qu'on est dans l'action, on ne réalise pas toujours tout.

En tant que comédien, qu'est-ce qu'on apprend en travaillant avec un tel rythme ?


Premièrement on apprend à avoir confiance en soi. On n'a pas le temps de douter, de travailler chaque aspect de telle ou telle scène ou de demander au réalisateur autant d'indications qu'on le souhaiterait. Il faut donc que son travail, notamment en amont, soit au point, très précis. Et deuxièmement tu apprends du texte, beaucoup de texte et très vite (rires) ! Nous ne recevions les textes qu'une semaine à l'avance ! Ça peut être dangereux parce que si la scène est ratée, c'est ta faute ! Mais c'est bien aussi parce que si la scène est réussie, le mérite t'en revient (rires) !

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez du tournage ?


J'y ai rencontré deux de mes meilleurs amis :
Alexander Sternberg (ndlr : qui joue Max) et Bärbel Schleker (ndlr : l'interprète d'Yvonne).

Comment se fait-il que vous parliez si bien français ?


Ma mère est française, elle est originaire de Bourgogne. J'ai encore de la famille à Lyon, en Bretagne, à Montpellier. Je viens régulièrement en France mais j'ai un peu perdu en français. Si ma mère m'entendait, elle me gronderait (rires) !

Quelles sont vos séries préférées ?


J'adore
The Office et Extras, tout ce que fait Ricky Gervais est génial. J'aime également beaucoup Les Simpson et South Park. C'est assez loin du Destin de Lisa (rires)...

Avez-vous un message pour les téléspectateurs français qui regardent "Le Destin de Lisa" ?


Continuez de suivre la série parce qu'elle ne va pas se terminer comme tout le monde pense...

Propos recueillis par Thomas Destouches le 21 mai 2007 à Paris
Remerciements à Vanessa Garcia-Leroy et Stéphane Dubois (TF1)

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